Chaque année, le 23 mars, l’humanité célèbre la Journée météorologique mondiale. À Kinshasa, cette année, la journée dédiée à la météo a pris une dimension particulière. En somme, tout a gravité autour des enjeux de santé, de la sécurité alimentaire et de résilience urbaine. Avec tout ceci, la Task Force sur la Santé et l’Environnement, en sigle TFSE, et l’Agence Nationale de Météorologie et de Télédétection par Satellite, en sigle Mettelsat, ont bien donné un cachet spécial à cette date.
Plus une simple curiosité, la météo est une nécessité vitale

En effet, les deux institutions ont célébré la journée de la météo dans une ambiance bien particulière. A ce sujet, elles ont célébré cette date sous le thème « Observer aujourd’hui, protéger demain ». Pour marquer cette journée particulière, les deux structures ont organisé une série d’activités de mobilisation. Pour cela, la salle de conférence de l’Université Pédagogique Nationale a abrité trois panels. Bref, tout a été dit sur la météo qui, loin d’être une simple curiosité reste une nécessité vitale.
D’entrée de jeu, deux mots marquants. D’abord, l’allocution du Directeur Général de la Mettelsat, Professeur Joseph Itela. Celui-ci sera suivi par le mot de la Coordonnatrice de la TFSE, Professeure Céline Sikulisimwa. De tous ces discours, une constante. Primo, l’urgence de mettre en place des systèmes d’alertes. Et fait, il s’agit de préparer les communautés à la mitigation des effets des chocs climatiques. Bien plus, il faut donc privilégier aussi les alertes sanitaires pour des actions protectrices.
Pourquoi observer la météo aujourd’hui est-il si crucial ?
Il est à noter que les phénomènes météorologiques extrêmes sont désormais le premier risque mondial pour nos économies, ont prévenu les intervenants. De ce fait, investir dans la météo aujourd’hui, c’est économiser des milliards demain.

Ainsi, c’est le cas notamment pour l’agriculture. C’est également le cas dans le secteur de la santé où il faut anticiper les maladies sensibles au climat (paludisme, choléra) grâce aux alertes sanitaires. Il en est de même pour la sécurité où il faut mettre en place des systèmes d’alerte précoce. Ceux-ci servent à protéger les populations vulnérables face aux inondations ou aux chocs climatiques.
L’œil sur le ciel : Comment ça marche à Kinshasa ?
Il faut relever que, pour la RDC, ce réseau repose sur les efforts de la Mettelsat. Et là, déjà à Kinshasa, trois stations clés travaillent sans relâche pour récolter les données, ont déclaré les responsables de ce service public. Il s’agit de Binza Météo, Ndolo et N’djili. En réalité, derrière le simple geste de consulter la météo sur le téléphone se cache une machinerie mondiale monumentale.
En définitive…
Pour l’année 2026, les activités commémoratives ont été organisées en trois panels. D’abord, le premier a abordé plusieurs sujets, notamment : Modernisation du réseau d’observation national : du thermomètre à mercure aux stations automatiques de haute précision. Il y avait aussi : L’apport de l’imagerie satellite et des radars météorologiques dans la surveillance des phénomènes extrêmes en temps réel.

Au niveau du deuxième panel, les intervenants se sont appesantis sur les modèles de prévision numérique et les projections climatiques à long terme. En outre, il étai aussi question des systèmes d’alerte précoce comme moyens de sauvetage pour les populations vulnérables. Finalement, le panel numéro trois a traité des questions pratiques tel que l’importance des services climatologiques pour l’adaptation de l’agriculture et de la gestion de l’eau. Enfin, il y a aussi question du plaidoyer pour un investissement durable dans la météorologie, soit un coût aujourd’hui pour une économie de milliards demain.
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