Pas de fausse note possible autour de la question de la défense du climat. En tout état de cause, la question était au centre des entretiens de ce mardi 17 février 2026 entre la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat et la délégation de la Task Force sur la Santé et l’Environnement (TFSE). Pour tout dire, les échanges ont été dominés par le rapport sur la Contribution Déterminée au Niveau national, CDN 3.0 dans sa version finale.
Un rapport pour renforcer les ambitions de la RDC sur la question du climat

En effet, conduite par sa Coordonnatrice générale, la Professeure ordinaire Céline Sikulisimwa Pole, l’équipe de la TFSE a parlé essentiellement du climat. A ce sujet, elle a remis à la Ministre Marie Nyange Ndambo la version finalisée du rapport alternatif sur la CDN 3.0. Tout compte fait, ce rapport est le résultat d’une large consultation nationale sur la question du climat, a-t-elle précisé.
En somme, le rapport produit est une feuille de route devant renforcer les ambitions climatiques de la RDC. A cet effet, ledit document implique les autorités publiques, la société civile, les universités, les partenaires techniques ainsi que les communautés, a indiqué la Coordonnatrice de la TFSE. En tout état de cause, ce travail est le fruit d’un processus de réflexion issu de deux ateliers organisés avec l’appui de South Africa Resource Watch ou Observatoire des ressources de l’Afrique australe (SARW).
La CDN exprime les engagements de l’Etat en matière de lutte contre le changement du climat
Pour la Professeure Céline Sikulisimwa, la Contribution déterminée au niveau national constitue le document officiel par lequel un État exprime ses engagements en matière de lutte contre les perturbations du climat. Ainsi, dans cette version 3.0, la TFSE insiste sur des priorités jugées incontournables. A cet effet, la Coordonnatrice a cité notamment la protection des forêts comme socle de l’atténuation et de la décarbonisation progressive des secteurs énergétique et minier.
Par ailleurs, la Coordonnatrice de la TFSE a souligné également l’urgence de préserver la biodiversité et les systèmes alimentaires, fragilisés par les chocs climatiques à répétition. Pour cela, au-delà des orientations techniques, le document plaide pour une réforme de la gouvernance environnementale, notamment à travers une meilleure inclusion des communautés autochtones dépendant des forêts.
En définitive…
Pour la professeure Sikulisimwa Pole Céline, au delà du climat, les enjeux dépassent le cadre environnemental strict. Effectivement, la dégradation de l’air, de l’eau et des sols aggrave les risques sanitaires et menace directement la qualité de vie des populations. De plus, elle avertit que sans inflexion rapide des politiques publiques, les conséquences pourraient devenir catastrophiques.
Finalement, la Professeure Céline Sikulisimwa a relevé que l’accueil réservé à la TFSE par la ministre Marie Nyange Ndambo traduit l’importance accordée à cette contribution alternative. En effet, à l’heure où les défis climatiques et sanitaires s’entremêlent, la CDN 3.0 apparaît comme un test décisif de la capacité du pays à transformer les engagements en actions concrètes et inclusives, a conclu la cheffe de la TFSE.



